(Ecrit le 01/02/2009... Précieux témoignage à vif de la souffrance et du traumatisme qu'a engendré cette relation.)
J'avais tout, je n'ai plus rien. La joie de vivre, exprimée à ma façon, c'est-à-dire intériorisée, mais belle et bien là. Evanouie. Envolée. Je me suis battu, seul, contre des éléments que je ne pouvais maîtriser. Une bataille perdue d'avance. Tu as tant profité de moi, de ma gentillesse, de mon amour, de ma fragilité. Jusqu'au bout j'ai cru qu'on y arriverait, jusqu'au bout j'ai cru que tu pouvais changer. Jusqu'au bout, j'ai cru que tout était de ma faute, comme tu me l'as sans cesse martelé. Mais rien à faire.
L'énergie que tu mets à me faire culpabiliser de tout est impressionnante. Ca ne va jamais pour toi, tu as longtemps réussi à m'avoir sous ton emprise mais aujourd'hui, c'est terminé. Je veux vivre. Tu m'as fait craquer nerveusement. Tu as tout fait pour m'avoir sous ton contrôle. Quand tu dis qu'il faut regarder le présent et non le passé, c'est uniquement quand ça t'arrange... Le nombre de fois incalculable où tu as remué le couteau dans la plaie comme quoi tout était mieux avec lui, sans aucune gêne, le nombre de fois où tu as souligné à quel point je ne faisais JAMAIS assez pour toi, à quel point nous étions différents, à quel point tes amis me considéraient comme un connard, à quel point tu as « souffert à cause de moi », et j'en oublie tellement... Par contre, quand il s'agit de revenir sur tes crises, la pire étant celle où tu m'as dégoûté jusqu'à m'en faire vomir, là par contre, c'est moi qui ait tort de reparler du passé. Putain de merde ! A ton avis, pourquoi mon amour pour toi s'est-il étiolé au fil des semaines ? Par hasard ? Je t'aimais comme un fou. Désormais, tu me rends malade. J'ai suffisamment souffert dans ma vie. Tu me prêtes tous les méfaits, toutes les méchancetés envers toi, car tu tournes toujours la situation en ta faveur. Tu as bien compris que mon point faible était mon manque d'affection, et tu as joué là-dessus pour me faire changer de décision, pour que je sois à tes genoux, à souffrir pour toi, à t'écouter raconter ta vie pendant des heures, à t'entendre dire à quel point tu es malheureuse, ma pauvre petite... Ce n'est pas ça l'amour. Tu représentes tout ce que j'ai toujours chercher à fuir, quelqu'un qui te détruit à petit feu, qui t'isoles, et qui finit par te transmettre le virus de la dépression. Tu as cerné ma fragilité, tu as vu à quel point je souhaitais toujours que les choses se passent sans heurt, par conséquent tu as tout fait pour en provoquer (des heurts). Tu as la mémoire tellement courte quand il s'agit d'aborder toutes les fois où tu m'as envoyé ton mépris par texto, msn ou de vive voix. La vérité, c'est que tu ne supportes pas que je sois heureux sans toi, tu penses que le monde tourne autour de toi. Ton attitude parfois m'éc½ure réellement. Certes, je suis loin d'être parfait, mais les gens qui m'aiment m'apprécient tel que je suis. Je pense qu'il y a bien plus invivable que moi, malgré tout ce que tu pourras dire.
Je n'ai pas été à la hauteur, mais qui pourrais être à la hauteur ? Uniquement les gens prêts à s'oublier et se donner corps et âme pour ta petite personne. Tu aimes avoir les gens à tes pieds. Tu as adoré voir ton ex te supplier, à l'inverse tu as tout fait pour me dégoûter de ce que je suis.
Tu me prêtes des paroles, des actes, des pensées qui ne m'appartiennent pas, tu me diabolises en permanence, je cite... « en fait, tu veux juste tirer ton coup et basta », « ah, t'étais bien content quand je trashais mon ex sur mon blog mais quand c'est toi, ça passe moins bien hein ». Et c'est toujours au moment où je te montre le plus mon amour que tu en profites pour souligner notre manque de complicité, nos différences, me faire la morale sur ma façon d'être ou de penser, alors que j'ai aucune leçon à recevoir de toi. Et quand je ressors les mêmes arguments pour mettre un terme à notre histoire, tu refuses d'écouter. Tu refuses de voir la réalité en face. Tu dis que sans toi, je ne suis plus grand-chose, je pourris dans ma solitude. Mais qu'est-ce que t'en sais ? J'étais heureux avant. Tu m'as tout bousillé, t'es contente ? J'ai toujours pris soin de ne jamais rien te reprocher, je me suis toujours remis en question (comment faire autrement quand on entend en permanence qu'on est jamais assez bien pour toi ?). Aujourd'hui, je dis stop.
Selon toi, vu ce que je suis (c'est-à-dire à ton avis un être solitaire, aigri, faible et parfois proche du détestable), j'ai de la chance d'avoir des amis, de t'avoir (sic), mais qui es-tu pour prétendre ça ? Comme tu l'as souligné de nombreuses fois, tu me connais très mal. Maintenant, tu peux bien penser ce que tu veux, m'insulter, me casser la gueule, je m'en fous, je ne veux plus de toi dans ma vie. Tu vois, je m'étais toujours interdit d'écrire un article « défouloir » sur toi comme tu sais si bien le faire avec moi sur ton blog, mais j'ai craqué, après avoir passé des mois sans mettre un seul mot sur mes émotions. Tu te rendras peut-être compte à quel point ça peut faire mal. Mais de toutes façons, j'avais trop de choses sur le c½ur, qui me sont impossibles à exprimer quand tu es devant moi, la pression que tu me mets est telle... Tu n'acceptes pas la remise en question et tu me couvres de reproches. En permanence. J'étouffe. Tu disais « pour moi à 20 ans, c'est là qu'il faut savoir souffrir pour sauver son couple ». Je pense strictement l'inverse. Ce n'est pas à 20 ans qu'on doit mourir d'amour. Sur ce... Au revoir.